Jean Huber (1721-1786) Le repas des philosophes (1772-73).

Jean Huber (1721-1786) Le repas des philosophes (1772-73).
Jean Huber (1721-1786) Le repas des philosophes (1772-73).

On a identifié la plupart des philosophes des Lumières: à la gauche de Voltaire (qui lève le bras), Huber, Saint-Lambert, Diderot, peut-être d'Alembert, Condorcet (de dos), enfin, le père Adam. Les trois autres convives (peut-être La Harpe, Marmontel et Grimm) sont plus difficile à reconnaître.
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# Posté le mardi 15 avril 2008 12:04

Où Les Oiseaux Chantent Toujours

Où Les Oiseaux Chantent Toujours
Où Les Oiseaux Chantent Toujours

Le monde n'est ni beau ni moche
La notion n'est qu'une façon pour nous de comprendre
Mais le monde n'est ni beau ni moche
Ainsi, un survit,
Les autres meurent
, Et vous voulez toujours la raison du pourquoi
Mais le monde n'est ni juste ni injuste
C'est juste que nous essayons de sentir qu'il y a un sens à ça
Non, le monde n'est ni juste ni injuste
Et pourtant en rajeunissant
Tellement de choses non faites
Est une tragédie pour tout le monde
Il n'est pas question d'un projet ou de quoi que ce soit de secret
Pas de signe non-vu ou de vérité non-dite dans tout...
Mais se nourrir des autres, des mémoires et des rêves
N'est pas assez
Vous voulez tout
Un autre monde où le soleil brille toujours et où les oiseaux chantent toujours
Chantent toujours...

Le monde n'est ni beau ni moche
La notion n'est qu'une façon pour nous de comprendre
Non le monde n'est ni beau ni moche
Ainsi certains survivent
Et d'autres meurent
Et vous voulez toujours la raison du pourquoi
Mais le monde n'est ni juste ni injuste
C'est juste que nous essayons de sentir qu'il y a un sens à ça
Non, le monde n'est ni juste ni injuste
Et pourtant en rajeunissant
Tellement de choses non faites
Est une tragédie pour tout le monde

Ca ne veut pas dire qu'il doit y avoir une façon aux choses
Pas de sens spécial à ce que des mains cachées tirent les ficelles
Mais se nourrir des autres, des mémoires et des rêves
N'est pas assez, et ne l'est jamais
Vous voulez toujours tellement plus que ça...
Un sens infini de l'âme et d'un amour éternel
Une mère douce tout en-dessous, et un simple père au-dessus
Car se nourrir des autres, des mémoires et des rêves, n'est pas assez
Vous voulez tout
Un autre monde où les oiseaux chantent toujours
Un autre monde où le soleil brille toujours
Un autre monde où rien ne meurt jamais...
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# Posté le vendredi 18 avril 2008 19:30

Me Regardant Tomber

Me Regardant Tomber
Me Regardant Tomber

Je me suis regardé tomber pendant ce qui semble être des années
Me regardant rapetisser, je me regarde disparaître
Glissant hors de mon monde habituel, hors de mes yeux habituels
Ouais glissant hors du moi habituel, dans la vie de quelqu'un d'autre
Dans la vie de quelqu'un d'autre...
Il y a une nouvelle lune froide, blanche et fine, et la neige tombe
Et les lumières éclatantes des néons de Tokyo vacillent à travers la foule
J'ai dérivé dans les environs pendant des heures, et je suis perdu et je suis fatigué
Quand un murmure dans mon oreille, insatiable respiration
"Pourquoi ne me suis-tu pas à l'intérieur ? "

Ouais la chambre est petite, la chambre est éclatante
Le lit est blanc
Et la nuit ne fait que commencer
Ne fait que commencer... Que commencer
La nuit ne fait que commencer...

Ouais je les regardais se déshabiller jusqu'aux os dans le mirroir sur le mur
La voyant l'avaler en entier comme si ce n'était pas du tout moi
Elle tend les mains et je la suis vers le bas jusqu'à mes genoux
Et le suçot intérieur, insatiables sourires
"Tu t'oublieras en moi... "

Ouais la chambre est petite, la chambre est éclatante
Ses yeux sont noirs, le lit est blanc
Et la nuit ne fait que commencer
Et la nuit continue encore et encore
Et la nuit ne fait que commencer
Et la nuit ne se finit jamais, jamais, jamais, jamais, jamais... Et ensuite elle se termine
Et ensuite elle se termine
Ouais ensuite elle se termine...

Ouais c'est un nouveau jour froid, médiocre et cruel, et dehors la neige tombe toujours
Et dans le lit rouge-sang je me regarde reprendre connaissance
Démoli pendant des heures
Plus profondément que je ne l'ai jamais été
Et comme je tombe dans le mirroir sur le mur
Je me regarde crier



Ouais je me suis regarder marcher pendant ce qui devait être des années
Me regardant ralentir, je me regarde disparaître
Et un jour, ouais je sais, je ne reviendrai pas du tout...
Et toujours dans ses mêmes yeux habituels
Je me regarde tomber

Je me regarde tomber

# Posté le vendredi 18 avril 2008 19:51

Crainte Des Fantômes

Crainte Des Fantômes
Crainte Des Fantômes

Comme une sensation que je suis au fond
Tout au fond de mon coeur
Comme si je regardais par
Des vitres fêlées de rouge sang
Dans mon coeur
D'un haut plus haut que le ciel
Et d'un bas plus dur que la pierre
J'agite la peur qui, griffant toujours,
Me pousse, griffant en bas seul,
Tandis que j'embroche des vitres fêlées de rouge sang
En brisant des vitres dans mon coeur
Et le passé est railleur
La peur des fantômes
Ma force à me diviser
Et plus je m'éloigne
Des choses qui comptent pour moi
Moins je fais attention
A combien je m'éloigne...

Je suis de nouveau perdu
Avec tout ce qui a disparu
Et plus seul
Que je ne l'ai jamais été
Je souhaite que tu comprennes
Que tu le ressentes aussi
Mais je sais que même si tu le veux
Tu ne peux jamais m'aider
De même que je ne peux
Jamais t'aider

# Posté le vendredi 18 avril 2008 20:02

La Mer

La Mer
Et l'aube amène la pluie, la brume.
Dans l'eau du port brille la lune.
Un sac posé sur une dune
Et dans les tasses, le café fume.
Oublie les folies, les rancunes.
La mer est remplie d'algues brunes.
Avec le temps les gestes meurent
Et rien ne reste, rien ne demeure.
La femme, la fille, le garçon pleurent.
Il va s'en aller tout à l'heure...

Y aura toujours deux voiles blanches
Sur la mer,
Quelque part, n'importe où,
A l'autre bout de la terre.
Y aura toujours deux voiles blanches,
Voiles rondes...

Et l'aube amène la pluie, la brume.
Les hommes ont les cheveux qui fument
Comme des chevaux couverts d'écume.
La mer est chargée d'algues brunes.
Ouvre les fenêtres une à une
Au comptoir du café des dunes.
Avec le temps les gestes meurent.
Y a plus de soleil, y a plus de couleurs.
La femme, la fille, le garçon pleurent.
Il va s'en aller tout à l'heure...

Y aura toujours deux voiles blanches
Sur la mer,
Quelque part, n'importe où,
A l'autre bout de la terre.
Y aura toujours deux voiles blanches,
Voiles rondes...
Quelque part à l'horizon,
A l'autre bout du monde...



# Posté le vendredi 18 avril 2008 20:08